1. Les débuts prometteurs : l’essor d’un vin différent
Le XVIIIe siècle est bien sûr précédé de siècles d’efforts autour de la viticulture en Champagne, mais c’est véritablement à cette période qu’un virage décisif s’opère. À partir du XVIIe siècle, les vignerons de la région commencent à maîtriser un procédé unique : la prise de mousse. Ce phénomène, autrefois perçu comme un défaut par certains, est peu à peu transformé en atout. Mais cela demande du génie. Des personnalités comme Dom Pérignon, moine bénédictin de l’abbaye d’Hautvillers, y ont contribué dès la fin du XVIIe siècle en raffinant les assemblages et en travaillant sur la qualité des vins de Champagne.
Au XVIIIe siècle, une demande croissante pour des vins effervescents change la donne. En Angleterre, par exemple, où les bouteilles en verre épaisses sont produites grâce aux fours à charbon, les consommateurs raffolent de ce vin léger et pétillant. Ce pays devient d’ailleurs l’un des premiers marchés d’exportation majeurs pour le champagne. Les Anglais jouent également un rôle crucial dans son histoire : ils identifient l’importance du sucre pour déclencher une seconde fermentation, contribuant ainsi à l'élaboration du champagne effervescent tel que nous le connaissons.
